Jeudi 20 juillet 2017. Étape Briançon – Col de l’Izoard (Arvieux – Queyras)

L’étape « reine ». Départ d’un haut-lieu du Tour de France (Briançon), arrivée inédite au sommet du col de l’Izoard (2360 m), 95 ans après le passage du belge Philippe Thys. L’ultime bataille des grimpeurs au cœur du théâtre sportif le plus somptueux et le plus étonnant qui soit. De quoi inspirer les attaquants de tempérament. De Briançon au sommet de l’Izoard, en passant par les rives de Serre-Ponçon, Barcelonnette ou le col de Vars, les esprits comme les jambes des coureurs seront échauffés avant d’entamer un final à sensations. 15 kilomètres d’une pente moyenne à 6,9 % et un rendez-vous solennel dans la Casse Déserte.

Pour être un grand champion, il faut franchir la Casse Déserte et le sommet de l’Izoard seul en tête avec le maillot jaune sur le dos ». Bernard Thévenet, double vainqueur du Tour, en sait quelque chose pour y avoir triomphé en 1975 sur la route de Serre-Chevalier. Le grand Merckx préférant dire non sans humour en 1972 : « On m’a parlé de la Casse Déserte et de la stèle de Fausto Coppi apposée sur un rocher. Je n’ai rien vu de tout cela. Je le regrette, mais j’étais trop occupé ! ».

En 1923, un an après le premier passage de l’Izoard, Henri Desgrange, le créateur de la grande boucle s’était exclamé pour parler de ce géant : « L’Izoard est trouble comme une histoire à dormir debout qui n’en finit plus. Car il n’en finit plus, l’Izoard est interminable : il a des airs penchés, qui vous font croire qu’on est en train de le dominer et puis, pas du tout, à un tournant, au moment exact où on va lâcher le soupir de soulagement, il vous flanque dans les jambes une grimpette à faire renâcler une mule ». Tout un programme.

De 1922 à 2014, l’Izoard a vu passer les coureurs à 34 reprises, ce qui en fait l’un des cols les plus fréquentés de l’histoire du Tour de France. Un col aux accents mythiques comme l’autre géant des Hautes-Alpes, le Galibier.

Profil particulier étape 18 : Col de l’Izoard